sans
réponse
depuis
00
jours
00
heures
00
minutes
00
secondes
Le 30 octobre 2024, la commission Famille du barreau de Marseille se mobilisent pour alerter des délais importants
(12 mois en moyenne) des procédures devant le Juge des affaires Familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille. Cette attentes pour les famille induit un terrain propice à toute forme de violence et des situations qui peuvent créer des conséquences importantes pour le développement psychologique des enfants.

Aujourd’hui, cette alerte étant restée sans réponse, nous allons continuer à alerter le gouvernement sur cette problématique partager par de nombreux barreaux en France.

Marseille, le 30 octobre 2024

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Garde des Sceaux,
Ministre de la Justice, Palais de l’Élysée,
55 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Objet : Lettre Ouverte – Délais anormaux d’audiencement des procédures devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Garde des Sceaux,

Le Barreau de Marseille entend vous alerter sur une situation préoccupante concernant les délai l’audiencement des procédures devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille.

Actuellement un justiciable qui se sépare doit attendre entre six et dix mois pour obtenir une première date d’audience.
Cette audience est fondamentale dans le processus de séparation car elle permet d’organiser les mesures financières concernant les parents mais surtout les mesures relatives aux enfants.

Dans cet intervalle la situation des justiciables est souvent critique car ils sont livrés à eux-mêmes sans cadre juridique clair pour gérer les aspects essentiels de leur séparation.

Ces délais excessifs engendrent des conséquences graves pour ces familles contraintes, pour la plupart d’entre elles de continuer à cohabiter pour des raisons financières dans des situations de tensions qui ne peuvent que s’aggraver avec le temps.

Il s’agit d’un terreau favorable à toutes formes de violence ou à leur aggravation alors même que la lutte contre les violences intrafamiliales est une priorité nationale depuis plusieurs années.

Les conséquences pour le développement psychologique des enfants, qui seront les adultes de demain, qui sont contraints de vivre durablement dans ce climat au mieux conflictuel et au pire violent sont extrêmement préoccupantes.

Si la question des violences physiques peut être réglée dans le cadre d’une requête pour obtenir une ordonnance de protection, les violences psychologiques, économiques et administratives sont, quant à elles, appréhendées dans des délais trop longs.

Il y a URGENCE à trouver des solutions pour réduire ces délais et garantir la continuité du service public de la justice et un accès plus rapide à la justice familiale.Au Tribunal Judiciaire de Marseille il y a actuellement sept Juges aux affaires familiales pour une population de 1. 047. 000 habitants répartis sur 21 communes, dont 858.000 habitants à Marseille.

Cela représente environ UN juge pour 150 000 habitants.

Il est évident que la juridiction marseillaise ne peut pas fonctionner correctement sans, a minima, la création d’un huitième cabinet.
Les Avocats du Barreau de Marseille demandent de considérer cette situation avec la plus grande attention et de prendre les mesures nécessaires pour améliorer les délais d’audiencement devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille. Or les prévisions de poste par le ministère de la Justice pour 2027 ne prévoient la création que d’un seul poste de magistrat du siège d’ici 2027 pour tout le TJ de Marseille !

Une justice rapide et efficace est essentielle pour le bien-être des familles et la protection des droits des justiciables.
Nous comptons sur vous pour que tous les moyens soient mis en œuvre afin que l’accès du justiciable au Juge aux affaires familiales devienne une priorité nationale.

Aussi, je sollicite une audience auprès de vos autorités respectives pour vous exposer la situation plus que préoccupante à la chambre de la famille du Tribunal Judiciaire de Marseille.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre. Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de notre haute considération.

Mathieu JACQUIER
Bâtonnier de Marseille

sans réponse
depuis
00
jours
00
heures
00
minutes
00
secondes
Le 30 octobre 2024, la commission Famille du barreau de Marseille se mobilisent pour alerter des délais importants (12 mois en moyenne) des procédures devant le Juge des affaires Familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille. Cette attentes pour les famille induit un terrain propice à toute forme de violence et des situations qui peuvent créer des conséquences importantes pour le développement psychologique des enfants.

Aujourd’hui, cette alerte étant restée sans réponse, nous allons continuer à alerter le gouvernement sur cette problématique partager par de nombreux barreaux en France.

V le courrier adressé V

Marseille, le 30 octobre 2024

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Garde des Sceaux,
Ministre de la Justice, Palais de l’Élysée,
55 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Objet : Lettre Ouverte – Délais anormaux d’audiencement des procédures devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Garde des Sceaux,

Le Barreau de Marseille entend vous alerter sur une situation préoccupante concernant les délai l’audiencement des procédures devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille.

Actuellement un justiciable qui se sépare doit attendre entre six et dix mois pour obtenir une première date d’audience.
Cette audience est fondamentale dans le processus de séparation car elle permet d’organiser les mesures financières concernant les parents mais surtout les mesures relatives aux enfants.

Dans cet intervalle la situation des justiciables est souvent critique car ils sont livrés à eux-mêmes sans cadre juridique clair pour gérer les aspects essentiels de leur séparation.

Ces délais excessifs engendrent des conséquences graves pour ces familles contraintes, pour la plupart d’entre elles de continuer à cohabiter pour des raisons financières dans des situations de tensions qui ne peuvent que s’aggraver avec le temps.

Il s’agit d’un terreau favorable à toutes formes de violence ou à leur aggravation alors même que la lutte contre les violences intrafamiliales est une priorité nationale depuis plusieurs années.

Les conséquences pour le développement psychologique des enfants, qui seront les adultes de demain, qui sont contraints de vivre durablement dans ce climat au mieux conflictuel et au pire violent sont extrêmement préoccupantes.

Si la question des violences physiques peut être réglée dans le cadre d’une requête pour obtenir une ordonnance de protection, les violences psychologiques, économiques et administratives sont, quant à elles, appréhendées dans des délais trop longs.

Il y a URGENCE à trouver des solutions pour réduire ces délais et garantir la continuité du service public de la justice et un accès plus rapide à la justice familiale.Au Tribunal Judiciaire de Marseille il y a actuellement sept Juges aux affaires familiales pour une population de 1. 047. 000 habitants répartis sur 21 communes, dont 858.000 habitants à Marseille.

Cela représente environ UN juge pour 150 000 habitants.

Il est évident que la juridiction marseillaise ne peut pas fonctionner correctement sans, a minima, la création d’un huitième cabinet.
Les Avocats du Barreau de Marseille demandent de considérer cette situation avec la plus grande attention et de prendre les mesures nécessaires pour améliorer les délais d’audiencement devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal Judiciaire de Marseille. Or les prévisions de poste par le ministère de la Justice pour 2027 ne prévoient la création que d’un seul poste de magistrat du siège d’ici 2027 pour tout le TJ de Marseille !

Une justice rapide et efficace est essentielle pour le bien-être des familles et la protection des droits des justiciables.
Nous comptons sur vous pour que tous les moyens soient mis en œuvre afin que l’accès du justiciable au Juge aux affaires familiales devienne une priorité nationale.

Aussi, je sollicite une audience auprès de vos autorités respectives pour vous exposer la situation plus que préoccupante à la chambre de la famille du Tribunal Judiciaire de Marseille.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre. Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de notre haute considération.

Mathieu JACQUIER
Bâtonnier de Marseille